07.04.2009

Enquête sur la mort de Jésus

Instructive enquête qui retrace avec toute la rigueur de l'historien, les raisons factuelles de la mort de Jésus en fonction de son contexte et des enjeux en présence. La lecture est en plus très facilitée par l'aisance d'écriture des deux auteurs : Victor Loupan et Alain Noël. Je les suppose chrétiens aussi cela me rendait prudente voir critique lors de cette lecture. Cependant, ils font référence à de nombreux rabbins et historiens juifs ou romains et les informations que j'avais trouvées par d'autres sources exégétiques se recoupaient. Ils ont l'élégance et la justesse de s'arrêter où commence le mystère lié à la foi de chacun.

Jésus, un connard ?

Hier, Guillaume est rentré bien triste de l'école. Lors du cours d'histoire, le nom de Jésus à été mentionné. Guillaume s'est penché vers son voisin qui venait de prononcer ce nom et lui a demandé, je suppose plein d'espoir de trouver un point commun avec un ami de CM2 dans cette école laïc, donc il s'est penché vers lui et lui a demandé : "Tu connais Jésus ?". Et le garçon de répondre, "Jésus ? C'est un connard".

L'enfant en question est juif. Comme Jésus.

21.03.2009

Les confessions de Saint Augustin

Les confessions de Saint Augustin

Une fois habituée à la prose du monsieur, qui était un grand érudit, un talentueux orateur, et une "star" de son époque, l'ouvrage est riche de sens même aujourd'hui. Il a écrit ses confessions pour ne pas être pris pour ce qu'il n'est pas : un saint. Pourtant il a bel et bien était béatifié. Ah la la !

Un de mes amis qualifiait cet ouvrage du premier blog de l'humanité.

Saint Augustin commence par raconter sa vie, ses errances (il aima les femmes en abondance, chercha Dieu, se tourna vers la manichéismes -Dieu du bien et Dieu de mal- puis enfin... répondant aux prières de sa mère Monique, il trouva le Dieu des chrétiens.) Mais une fois qu'il le trouva, il n'eut de cesse de s'assurer en la démontrant de son existence et usa toute ses talents de réteurs pour partager sa quête, ses doutes, ses certitudes, sa foi. Saint Augustin me semble obscédé de Dieu et son tourment, sa quête me paraissent humanistes et universels.

Livre huitième chapitre XI : "Jette-toi en Lui, n'aie pas peur, il ne se retirera pas, il ne te laissera pas tomber. Jette-toi sans crainte, il te recevra et de guérira"

Comme c'est doux.

Livre dixième, chapitre XXXVI "Doux, à vrai dire, il l'était déjà, mais je l'ignorais quand je craignais de le subir."

Ou encore, livre dixième, chapitre XX "Le bonheur, n'est ce pas à quoi tous aspirent et que personne ne dédaigne ? Où donc l'ont-ils connu pour le vouloir ainsi ? Où l'ont-ils vu pour l'aimer ?"...."Ce qui me tourmente, c'est de savoir si cette connaissance est dans la mémoire ; car si elle y est, c'est que nous avons été heureux autrefois."